Ville de Québec, Québec – (Newsfile Corp. – 16 juillet 2024) – Société des matériaux innovants de Québec. (CSE : QIMC) (FSE : 7FJ) (” QI Materials ”, ” QIMC ” ou la ” Société ”) est heureuse d’annoncer une étape importante dans son projet d’hydrogène de Ville Marie. Une analyse rigoureuse et exhaustive des données, menée par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), a mis en évidence l’existence d’une structure géologique profonde et favorable, dans la région de Témiscamingue, comme autre source potentielle d’hydrogène.
La présence de cette source mantellique constitue une troisième source potentielle d'hydrogène, qui s'ajoute aux sources de la ceinture de Grennstone (roches ultramafiques, formations de fer) et potassiques (arénites du groupe du cobalt) déjà présentes sur les propriétés de QIMC. Ceci représente une avancée majeure dans les efforts déployés par QIMC pour s'imposer comme un chef de file des solutions énergétiques propres.
M. John Karagiannidis, PDG de Matériaux innovants Québec, a déclaré : ” Nous sommes ravis des résultats de l’étude de l’INRS, qui confortent notre confiance dans la faisabilité et la durabilité de l’hydrogène dans le cadre de notre projet Ville Marie. Marc Richer-Laflèche et son équipe de l’INRS sont sur le site de Ville Marie depuis le 1er juillet et ont entrepris le programme d’échantillonnage des gaz du sol pour l’hydrogène. Ces avancées appuient non seulement notre engagement envers la gérance environnementale, mais positionnent également le Québec comme chef de file de l’économie mondiale de l’hydrogène. Les données et interprétations géologiques et géophysiques pour la région de Témiscamingue, et plus particulièrement pour le graben de Témiscamingue, mettent en lumière le programme d’exploration régionale aurifère et hydrogène naturel actuellement en cours, mené par QIMC et l’INRS. ’
Preuves géophysiques profondes
Dans le cadre de sa stratégie d'exploration de l'hydrogène et de l'hélium au Québec, QIMC et l'INRS ont sélectionné la région du graben du lac Témiscamingue en raison de son contexte géologique unique. Ce graben marque la transition entre une ceinture de roches vertes archéennes riche en roches ultramafiques (komatiites et péridotites) et en formations de fer (Groupe de Baby) et le bassin sédimentaire du Groupe de Cobalt (Protérozoïque). Cette zone de transition est également affectée par des failles de graben et la mise en place d'un champ de kimberlite du Crétacé. Ces observations indiquent que la région est active depuis plus de 2 700 millions d'années, comme en témoignent les roches supracrustales et ignées présentes dans la région. Les données sismiques aquatiques de la Commission géologique du Canada, recueillies dans le lac Témiscamingue, montrent qu'un important séisme a affecté le bassin du lac Témiscamingue au cours du Quaternaire. Le très grand nombre d'épicentres enregistrés dans la région du lac Kipawa (prolongement sud du graben) indique que le graben demeure une zone tectoniquement active. Ce contexte géologique pourrait être favorable au transfert de gaz des sources profondes vers la surface.
Marc Richer-LaFlèche, directeur scientifique du laboratoire de géosciences appliquées de l'INRS, a commenté : ’ La compilation des données antérieures de Témiscamingue et d'autres régions montre clairement que la géologie de la région de Témiscamingue est tout aussi complexe et anormale à de plus grandes profondeurs, notamment dans la croûte continentale et le manteau lithosphérique. Par exemple, des études géophysiques profondes ont été réalisées en Abitibi, à Témiscamingue (sous-province de Pontiac) et dans la province tectonique de Grenville afin d'explorer la lithosphère jusqu'à plus de 300 km de profondeur. Ces études magnétotelluriques ont été menées dans le cadre des projets Lithoprobe Transect Abitibi-Grenville (Boerner et al., 2000) et Polaris (Eaton et al., 2005). La modélisation 2D (Adetunji et al., 2014 ; 2015) et 3D (Roots et Craven, 2017) de ces données révèle des propriétés géoélectriques. des images mettant en évidence de fortes anisotropies dans le manteau lithosphérique entre 235 et 140 km et une extension plus ciblée visible jusqu'à 60 km de profondeur (par exemple, figure 1).”
Figure 1. Modèle de résistivité électrique de la croûte et du manteau lithosphériques, d'Abitibi au nord à Grenville au sud (source : figure 2 d'Adetunji et al., 2015). Noter la forte anomalie à Pontiac, attribuée à une fertilisation crétacée du manteau lithosphérique.
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Marc Richer-LaFlèche a commenté : ” La présence de fortes anisotropies dans le manteau lithosphérique à Témiscamingue, mise en évidence par les levés magnétotelluriques, est corroborée par les données télésismiques mesurées dans la même région (Rondenay et al., 2000) (Fig. 2). Ces données indiquent la présence de fortes anisotropies de propagation des ondes P, qui soulignent des perturbations dans la structure du manteau lithosphérique. Les hétérogénéités géoélectriques et sismiques observées dans le manteau lithosphérique de Témiscamingue sont interprétées comme des perturbations résultant de la mise en place de kimberlites et d’autres magmas alcalins d’âge mésozoïque (crétacé). L’interaction de ces magmas avec les péridotites semble avoir métasomatisé le manteau, modifiant ses propriétés chimiques, minéralogiques, acoustiques et électriques. La présence d’eau, d’hydrogène ou de graphite pourrait expliquer les perturbations observées (par exemple, Selway, 2013 ; Roots et Craven, 2014). ” 2017).”
La circulation de magmas kimberlitiques riches en H2O et CO2 dans des péridotites cratoniques saturées de fluides et les réactions métasomatiques avec les péridotites pourraient être favorables à la production et au transport d'hydrogène, qui se produiraient principalement par diffusion moléculaire et incorporation d'hydrogène dans des magmas hydratés ou des fluides aqueux (par exemple, Demouchy et Bolfan-Casanova, 2016).
Figure 2. Coupe verticale à 500 km de profondeur montrant une forte anisotropie des valeurs de propagation des ondes P. Images télésismiques de Rondenay et al. (2000).
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Références :
Adetunji, AQ, Ferguson, IJ, Jones, AG, 2014. Tectonophysique des structures crustales et lithosphériques de la marge précambrienne Supérieur-Grenville. Tectonophysics 614, 146-169.
Adetunji, AQ, IJ Ferguson et AG Jones, 2015. Réexamen des réponses magnétotelluriques et de l'anisotropie électrique du manteau lithosphérique dans la province de Grenville, Canada, J. Geophys. Rés. Terre Solide, 120, 1890-1908
Boerner, DE, RD Kurtz et JA Craven, 2000. Un résumé des études électromagnétiques sur le transect Abitibi-Grenville, Can. J. Earth Sci., 37, 427-437.
Demouchy, S. et Bolfan-Casanova, N., 2016. Distribution et transport de l'hydrogène dans le manteau lithosphérique. Lithos, 240-243, 402-425.
Eaton, DW, et al., 2005. Réseaux géophysiques pour étudier la lithosphère et les risques sismiques au Canada, Eos Trans. AGU, 86, 169-173, doi:10.1029/2005EO170001.
Rondenay, S., Bostock, MG, Hearn, TM, White, DJ et Ellis, RM, 2000. Assemblage et modification de la lithosphère dans le cadre de l'expérience télésismique du Bouclier canadien du sud-est - Abitibi-Grenville. J. of Geophysical Research, vol. 105, n° B6, 13735-13754.
Roots, E. et Craven, JA, 2017. Modélisation 3D des données magnétotelluriques des sous-provinces de l'Abitibi et de Pontiac, dans la province du Supérieur (Ontario et Québec). Dossier public 8233 de la Commission géologique du Canada. 24 pages.
Selway, K., 2013. Sur les causes des anomalies de conductivité électrique dans la lithosphère tectoniquement stable. Surv. Geophys. http://dx.doi.org/10.1007/s10712-013-9235-1
À propos de l’INRS et du Pr Marc Richer-LaFlèche, P.Geo.
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est un institut de recherche et de formation de haut niveau. L’équipe du Pr Richer-LaFlèche possède une expertise exceptionnelle en géologie, géochimie et géophysique, notamment dans les régions des concessions récemment acquises par QIMC. Elle a mené plus de six années de travaux géophysiques et géochimiques et réalisé des milliers d’analyses de gaz du sol (C1-C4).
M. Richer-LaFlèche détient également une subvention du FRQNT, en partenariat avec le Réseau des mines et de la géologie du Québec et l’industrie minière, pour développer et optimiser une méthode d’analyse des gaz du sol permettant la détection directe des corps minéralisés et des failles sous la couverture quaternaire. Outre les gaz sulfurés, l’hydrogène a été systématiquement analysé lors des nombreuses campagnes de levés effectuées en 2023 en Abitibi, à Témiscamingue et dans les Appachies québécoises. M. Richer-LaFlèche est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué et en a pris connaissance.
De plus, l’équipe de l’INRS dispose de plusieurs spectromètres à gaz portables ainsi que du matériel d’échantillonnage et de la logistique nécessaires pour prélever des échantillons de gaz et effectuer des mesures géophysiques sur le terrain ou en milieu aquatique. Il est géologue professionnel, membre de l’Ordre des géologues du Québec et est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué. Il a pris connaissance de l’information qui y est présentée.
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À propos de la Société des matériaux innovants du Québec.
Québec Innovative Materials Corp. est une société d'exploration et de développement minier qui se consacre à l'exploration et à l'exploitation du potentiel des abondantes ressources du Canada. Possédant des propriétés en Ontario et au Québec, QIMC se spécialise dans l'exploration de gisements d'hydrogène blanc (naturel) et de silice à haute teneur. QIMC s'engage à adopter des pratiques durables et à innover. Axée sur la gérance environnementale et l'utilisation de technologies d'extraction de pointe, notre entreprise vise à libérer tout le potentiel de ces matériaux afin de favoriser des solutions énergétiques propres pour alimenter l'intelligence artificielle et une économie carboneutre et contribuer à un avenir plus durable.
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