Lachute (Québec), le 24 octobre 2024 – Québec Matériaux Innovatifs Corp. (CSE : QIMC, FSE : 7FJ) (“ QI Matériaux ”, “ QIMC ” ou la “ Société ”) est fière d’annoncer les excellents résultats des levés géophysiques non invasifs réalisés dans le secteur de Saint-Bruno-de-Guigues, à Témiscamingue. Ces levés ont été commandés par QIMC à son partenaire, l’INRS, à la suite de la détection d’anomalies importantes de gaz d’hydrogène dans le sol lors d’un échantillonnage estival couvrant une superficie de 80 km².
” Nous sommes ravis des résultats de ces levés géophysiques sur les trois premières lignes mesurées ”, a déclaré John Karagiannidis, PDG de QIMC. ” Ces résultats sont conformes à nos attentes et confirment le modèle hydrothermal profond du professeur Marc Richer-Lafleche. Même sans données de forage, les anomalies observées sur les images le long de la ligne 1 suggèrent une rupture de l'horizon argileux, permettant potentiellement à l'hydrogène de migrer vers la surface. De plus, les perturbations sur la ligne 3, combinées à de fortes anomalies d'hydrogène dans le sol, indiquent la présence probable de gaz dans les sédiments. Ces données géophysiques offrent une compréhension claire et détaillée de la géologie quaternaire sous-jacente aux anomalies d'hydrogène et aux réservoirs. Ces découvertes sont essentielles pour l'exploration future et le développement de l'hydrogène naturel dans notre projet Ville Marie, car elles permettent une compréhension globale de la géologie de la région, des failles et de la dynamique des suintements de gaz, ainsi que des structures des réservoirs. »
Afin de documenter les caractéristiques du terrain sous ces anomalies de sol à forte teneur en hydrogène, le QIMC s'est associé à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) pour réaliser une tomographie géoélectrique (TG) de pointe. Cette technique permet la cartographie détaillée des structures géologiques du sous-sol sans avoir recours à des forages stratigraphiques invasifs.
Enquêtes
La première campagne de levés (figure 1), réalisée en octobre 2024, a consisté en la production d'images du sous-sol à très haute résolution spatiale (espacement inter-électrodes de 5 m). Elle sera suivie, en novembre 2024, d'un levé de tomographie géoélectrique avec une profondeur de pénétration verticale de l'ordre de 350 m (espacement inter-électrodes de 20 m), puis d'un levé audiomagnétotellurique (AMT) avec une profondeur de pénétration verticale de l'ordre du kilomètre. Particulièrement sensible à la présence de discontinuités électriques associées aux failles, cette méthode devrait permettre de localiser et de hiérarchiser l'importance des failles liées au graben de Témiscamingue. Parallèlement à ces levés, un levé gravimétrique (stations de 50 m) est actuellement mené afin de documenter les variations régionales d'épaisseur du bassin sédimentaire.
Figure 1. Lignes de levé 1 et 3 (Est et Nord)
Objectif
L'un des objectifs de l'INRS et du QIMC est d'identifier les zones d'épaississement maximal de la séquence de roches sédimentaires recouvrant le socle archéen, afin de déterminer les emplacements les plus probables pour les réservoirs. Cet objectif devrait être facilement atteint, compte tenu de la différence de densité entre les roches sédimentaires protérozoïques et ordoviciennes et les roches volcaniques et intrusives du groupe Baby (ceinture de roches vertes).
Les données issues des levés géoélectriques galvaniques et électromagnétiques serviront également à optimiser les paramètres d'injection et d'enregistrement des données électromagnétiques (TDEM) qui seront mesurées durant l'hiver 2024 et le début de l'année 2025. Ces dernières seront acquises à l'aide d'un système mobile terrestre capable de produire des profils de résistivité et de chargeabilité électriques avec une profondeur de pénétration verticale de l'ordre de 100 à 200 m et une résolution horizontale de l'ordre de 15 cm. Ce système est indispensable pour localiser les fractures et les failles masquées par les dépôts glaciolacustres, et pour distinguer les roches sédimentaires ordoviciennes (moins résistives) des roches sédimentaires protérozoïques (plus résistives).
levé tomographique géoélectrique
L'équipe de l'INRS a réalisé une tomographie géoélectrique à très haute résolution (résistivité électrique et chargeabilité) afin de produire des images de résistivité électrique et de chargeabilité le long des lignes 1 et 3Est et au nord de la ligne 3E. Les objectifs de cette étude étaient les suivants : 1) fournir des images permettant d'évaluer la variabilité de l'épaisseur des terrains de couverture, 2) préciser la stratigraphie des sédiments quaternaires recouvrant les roches sédimentaires, et 3) vérifier que les fortes anomalies d'hydrogène détectées lors de l'étude des gaz du sol ne sont pas liées à de simples processus d'altération des sulfures. “ Ce dernier point est crucial ”, souligne le professeur Marc Richer-Laflèche, directeur du Laboratoire de géosciences appliquées de l'INRS, ’ car l'objectif du projet est de localiser les anomalies d'hydrogène provenant de sources profondes, et non de petites anomalies locales associées à l'altération des sulfures situés au contact entre le substratum rocheux minéralisé et la nappe phréatique locale. “
L’étude a été réalisée à l’aide d’un Terameter LS (10 canaux) et de câbles multiconnecteurs. Les acquisitions ont été effectuées en mode gradient. Le logiciel Zond RS2D a été utilisé pour le contrôle qualité, l’inversion des données et l’imagerie 2D.
“ Les résultats obtenus indiquent que la tomographie géoélectrique est une méthode efficace qui fonctionne remarquablement bien sur le terrain électriquement conducteur de Saint-Bruno-de-Guigues ”, déclare le professeur Richer-Laflèche. “ En mode d’acquisition à très haute résolution spatiale, la méthode révèle la présence de plusieurs horizons sédimentaires dans la séquence quaternaire et localise précisément le contact avec les roches du bassin sédimentaire. ”
Ligne de section 1
Figure 2. A) Imagerie tomographique géoélectrique haute résolution d'une portion de la route du 4e rang (ligne 1) à Saint-Bruno-de-Guigues. B) Amélioration du contraste par mise à l'échelle des valeurs de résistivité électrique. Modélisation et inversion des données 2D : MR LaFlèche.
Coupe selon la ligne 1 (route du quatrième rang) : Ce levé a été réalisé dans la zone des premières découvertes d’anomalies d’hydrogène (juillet 2024) au nord de Saint-Bruno-de-Guigues. La coupe met en évidence le contact entre le substratum rocheux (entre les unités I et II) et la séquence quaternaire, composée d’environ 5 unités (II : sables et graviers ; III : argiles ; IV : sables ; V : argiles et sables limoneux en surface) (Fig. 2a). “ L’imagerie obtenue le long de la ligne 1 révèle également une hétérogénéité significative, affectant particulièrement l’horizon III, qui, selon notre modèle, serait un horizon argileux à faible perméabilité (Fig. 2b) ”, note le professeur Richer-Laflèche. “ Malgré l’absence de forage dans cette zone, nous pensons que ce domaine anomal marque une rupture de l’étanchéité d’un horizon argileux ”, poursuit le professeur Richer-Laflèche, “ permettant à des gaz comme l’hydrogène de remonter vers le sous-sol et les sols. ”
Section au nord de la ligne 3E
Ce tronçon de 1 500 m a été posé parallèlement à la ligne 3E afin d’éviter les interférences électriques liées à une ligne de transport d’électricité située le long du chemin du Quai (ligne 3E). Il est à noter que l’étude des gaz du sol réalisée pour la ligne 3E a révélé de très fortes anomalies d’hydrogène qui n’ont pu être expliquées par les observations de surface.
“ Cette coupe présente un contexte géologique et topographique plus complexe que la ligne 1 (Fig. 3a). Dans sa partie centrale, le substratum rocheux devient sub-affleurant (I) (grès de la formation de Lorraine) et présente des anisotropies subverticales plus conductrices, que nous interprétons comme des fractures majeures qui pourraient jouer un rôle important dans le processus de transfert d’hydrogène vers la surface (VI et VII) ”, explique le professeur Richer-Laflèche. Il est à noter que ces fractures (ou failles) affectent des roches sédimentaires à pendage subhorizontal. Comme pour le profil de la ligne 1, on observe la présence de sédiments sablo-graveleux (III et IV) et limono-argileux (V) (Fig. 3a), qui semblent également perturbés dans les secteurs VIII et IX (Fig. 3b et C). Malgré l'absence actuelle de données de forage, nous interprétons ces perturbations comme des anomalies de résistivité électrique liées à la présence probable de gaz dans les sédiments, car elles se situent dans une zone caractérisée par de fortes anomalies d'hydrogène dans les sols (voir l'étude des gaz du sol sur la ligne 3 Est).“
Figure 3. A) Imagerie tomographique géoélectrique haute résolution calculée à partir de données recueillies le long d'un tronçon situé au nord du Chemin du Quai (ligne 3E) à Saint-Bruno-de-Guigues. B et C) Amélioration du contraste par mise à l'échelle des valeurs de résistivité électrique. Modélisation et inversion des données 2D : M.R. LaFlèche.
Origine probable des perturbations observées sur les images ERT haute résolution
La présence d'anisotropies de résistivité électrique subverticales, affectant les sédiments glaciolacustres, pourrait s'expliquer par différents processus géologiques. Compte tenu du contexte sismique de la région, l'augmentation des valeurs de résistivité électrique dans les argiles limoneuses pourrait s'expliquer, entre autres, par la mise en place de dykes de sable non cohésifs dans des sédiments argilo-limoneux cohésifs. De fait, une éruption de sable liée à un séisme a été observée dans le graben de Témiscamingue, au nord-est de New Liskeard (Doughty et al., 2010). “ Nous pensons que la présence de dykes de sable subverticaux (plus poreux et perméables) pourrait favoriser la remontée d'hydrogène à travers la couverture argilo-limoneuse (imperméable) et ainsi produire des anomalies d'hydrogène dans les sols ”, explique le professeur Richer-Lafèche. “ De plus, localement, si le flux de gaz est important (secteurs de flux advectif), des anomalies résistives subverticales pourraient être liées à la présence de quantités importantes de gaz, expliquant ainsi une augmentation localisée des valeurs de résistivité électrique. ” Ceci sera confirmé par des forages géotechniques prévus au printemps 2025.
“ Des données plus profondes, situées dans l’horizon gréseux de la Formation de Lorrain (Groupe Cobalt), suggèrent que malgré la stratification subhorizontale des unités gréseuses, ces roches apparaissent fracturées et probablement faillées ”, note le professeur Richer-Laflèche. “ Ceci est confirmé par une chute brutale des valeurs de résistivité électrique. Ce type de discontinuité rocheuse pourrait constituer un vecteur d’exploration pour les zones d’écoulement advectif de gaz dans les roches sédimentaires protérozoïques, ordoviciennes et siluriennes du graben de Témiscamingue. ”
“ Les résultats concluants de ces levés constituent une avancée majeure dans les efforts déployés par QIMC pour explorer et exploiter les ressources naturelles en hydrogène de Ville-Marie de façon responsable et durable ”, poursuit John Karagiannidis, président de QIMC. Les données recueillies lors des levés géophysiques seront analysées plus en profondeur et intégrées à la stratégie d’exploration en cours de QIMC pour la région, garantissant ainsi que les développements futurs reposent sur une solide compréhension géologique.
QIMC continuera de dialoguer avec les acteurs locaux et de les tenir informés de l'avancement du projet. L'entreprise s'engage à maintenir la transparence et à entretenir des relations positives avec la communauté tout au long de ce processus.
Référence:
Doughty, M., Eyles N. et Daurio, L., 2010. Activité néotectonique en cours dans la région de Timiskaming-Kipawa, en Ontario et au Québec. Géoscience Canada, volume 37, numéro 3, septembre 2010, p. 95-146.
À propos de l'INRS et du Pr. Marc Richer-LaFlèche, P.Géo.
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est un institut de recherche et de formation de haut niveau. L’équipe du Pr Richer-LaFlèche possède une expertise exceptionnelle en géologie, géochimie et géophysique, notamment dans les régions des concessions récemment acquises par QIMC. Elle a mené plus de six années de travaux géophysiques et géochimiques et réalisé des milliers d’analyses de gaz du sol (C1-C4).
- Richer-LaFlèche détient également une subvention du FRQNT, en partenariat avec le Réseau des mines et de la géologie du Québec et l’industrie minière, pour développer et optimiser une méthode d’analyse des gaz du sol permettant la détection directe des corps minéralisés et des failles sous la couverture quaternaire. Outre les gaz sulfurés, l’hydrogène a été systématiquement analysé lors des nombreuses campagnes de levés effectuées en 2023 en Abitibi, à Témiscamingue et dans les Appachies québécoises. M. Richer-LaFlèche est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué et en a pris connaissance.
De plus, l’équipe de l’INRS dispose de plusieurs spectromètres à gaz portables ainsi que de l’équipement d’échantillonnage et de la logistique nécessaires pour prélever des échantillons de gaz et effectuer des mesures géophysiques sur le terrain ou en milieu aquatique. Il est géologue professionnel, membre de l’Ordre des géologues du Québec et est la personne qualifiée responsable de l’information technique contenue dans ce communiqué. Il a lu et approuvé l’information qui y figure.
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À propos de la Société des matériaux innovants du Québec.
Québec Innovative Materials Corp. est une société d'exploration et de développement minier qui se consacre à l'exploration et à l'exploitation du potentiel des abondantes ressources du Canada. Possédant des propriétés en Ontario et au Québec, QIMC se spécialise dans l'exploration de gisements d'hydrogène blanc (naturel) et de silice à haute teneur. QIMC s'engage à adopter des pratiques durables et à innover. Axée sur la gérance environnementale et l'utilisation de technologies d'extraction de pointe, notre entreprise vise à libérer tout le potentiel de ces matériaux afin de favoriser des solutions énergétiques propres pour alimenter l'intelligence artificielle et une économie carboneutre et contribuer à un avenir plus durable.
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